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18-601 : Interpellation de M. Hans-Peter Renk et consorts (POP *) : Nouveau coup bas du Conseil d’administration de Hôpital neuchâtelois (HNE) et du Conseil d’Etat contre la ville du Locle.

Dans leur édition du 20.12.2017, L’Express et L’Impartial annoncent la décision du Conseil d’administration de HNE, annonçant la fermeture au 1er avril 2018 de la policlinique du Locle (ainsi que celle de Landeyeux, Val-de-Ruz). Ceci suite à l’injonction du Conseil d’Etat faite à HNE de réduire de 3 millions le déficit de HNE pour l’année 2018. Indépendamment de la réaction du président de la ville du Locle, publiée dans la presse régionale le 20.12.2017, le Conseil communal peut-il nous dire :

- quelles démarches il a entreprises suite à la décision du Conseil d’administration de HNE ;

- quelles démarches il a faites auprès du Conseil d’Etat, premier responsable de cette mesure ;

- combien d’emplois seront supprimés sur le site du Locle, en cas d’application de cette mesure ;

- comment il apprécie le fait que le Conseil d’administration de HNe et le Conseil d’Etat semblent souffrir d’amnésie par rapport aux résultats de la votation populaire du 12.2.2017 ?

 

* Bien que militant de solidaritéS-NE, je suis membre du groupe POP au Conseil général, la liste pour les élections communales – vu la non-existence d’une section de solidaritéS-NE en ville du Locle – portant cette seule dénomination (au contraire du Grand Conseil, où nos élu-e-s font partie d’un groupe commun POP-Verts-SOL), bien que mon appartenance à solidaritéS-NE ait été mentionnée dans la propagande électorale en 2016.

 

Développement :

« Ma cassette ! Ma cassette ! », criait Harpagon, personnage célèbre d’une pièce de Molière, L’Avare. Dans le canton de Neuchâtel, depuis plusieurs années, le maître-mot est : « Economies ! Economies ! ».

Cette logique, toute comptable, a visiblement présidé à l’injonction du Conseil d’Etat au Conseil d’administration d’Hôpital neuchâtelois (HNE) d’avoir à réduire de 3 millions le déficit de HNE. Conséquence : le Conseil d’administration de HNE a notamment décidé de fermer, dès le 1er avril 2018, les policliniques du Locle et de Landeyeux.

Ce n’est pas le premier coup bas perpétré, sous prétexte d’économies, à l’encontre de la Ville du Locle. Avant même la création de HNE, l’hôpital du Locle s’était vu retirer sa maternité. Sous le prétexte de renforcer le site hospitalier de La Chaux-de-Fonds. Quiconque a suivi les péripéties ultérieures de la politique hospitalière cantonale appréciera le double langage tenu à l’époque.

Autre exemple : en été 2016, quelques mois avant la votation du 12 février 2017, le directeur de HNE alors en fonction, M. Philippe Bolla – interrogé complaisamment sur l’esplanade de l’Hôpital du Locle par une journaliste de la Télévision suisse romande (TSR) – annonçait déjà la fermeture du site. Cela n’empêcha toutefois pas ultérieurement HNE d’organiser une journée « Portes ouvertes » à l’Hôpital du Locle. Une journée « Portes ouvertes » sur un site que l’on veut fermer, la plaisanterie assurément est mirobolante. Mais elle n’a certainement pas faire rire beaucoup d’habitant-e-s de notre ville…

Ce n’est pas la première fois que les protestations émises par notre Conseil général contre des décisions contestables à l’encontre de notre ville sont écartées par les autorités cantonales.

Nous avons la sensation, plus que désagréable, que quelque chose continue à ne pas tourner rond dans ce dossier (pour ne parler que de celui-là).

Notre groupe attend donc avec intérêt les réponses à nos questions qu’y donnera le Conseil communal. Je les rappelle :

- les démarches du Conseil communal auprès du Conseil d’administration de HNE et du Conseil d’Etat ;

- l’impact de la mesure prise par le Conseil d’administration de HNE sur l’emploi dans le site concerné ;

- l’amnésie dont semblent souffrir le Conseil d’administration de HNE et le Conseil d’Etat par rapport à la votation du 12 février 2017, bien que celle-ci n’ait pas concerné directement le site du Locle

 

Réponse du Conseil communal :

Par M. Miguel Pérez, le Conseil communal partage les préoccupations de l’interpellation. A ses contacts avec le Conseil d’administration de NHE et le Conseil d’Etat, il n’a reçu à ce jour aucune réponse.