neuchatel night

Les comptes 2016 de plusieurs communes neuchâteloises – dont Neuchâtel-Ville, La Chaux-de-Fonds et Le Locle – bouclent avec des déficits : 4,8 millions de francs pour la ville de Neuchâtel, 9,9 millions pour La Chaux-de-Fonds. Les chiffres loclois ne sont pas encore connus, mais se situent dans la même tendance.

Les recettes fiscales des entreprises ont diminué, vu une mauvaise conjoncture (à laquelle la politique de la Banque nationale n’est pas étrangère). Cette baisse s’inscrit dans une tendance qui vient de loin. « Quand on voit que La Chaux-de-Fonds a perdu entre 2012 et 2016 7,1 millions en lien avec les réformes fiscales décidées par le canton, ce n’est tout simplement pas possible » (L’Impartial, 29 avril 2016). L’auteure de ces propos peut difficilement être considérée comme une gauchiste invétérée, puisqu’il s’agit de la conseillère communale chaux-de-fonnière Sylvia Morel (PLR), en charge des finances...

Dans les Montagnes neuchâteloises, la situation serait encore moins bonne, si le Grand Conseil n’avait pas reporté d’un an la modification (au profit du canton) de la répartition de l’impôt sur les frontaliers. Toutefois ce report fait présentement l’objet d’un référendum, piloté par des coreligionnaires (résidant sur le Littoral) de Mme Morel.

Par ailleurs, les citoyen-ne-s chaux-de-fonniers devront se prononcer le 21 mai sur une augmentation d’impôts (3 points supplémentaires), votée en décembre 2016 par le Conseil général (délibératif) en même temps que des mesures d’austérité sévères à l’encontre des employé-e-s de la ville (donc doublement ponctionné-e-s : comme salarié-e-s et comme contribuables). Le PLR et l’UDC, qui avaient soutenu les mesures d’austérité, ont lancé un référendum et font maintenant campagne pour maintenir « l’attractivité fiscale » de La Chaux-de-Fonds...

En conclusion, rappelons qu’en 2011 le PLR avait soutenu la baisse de l’imposition des entreprises et des holdings, concoctée par la Chambre neuchâteloise du commerce de l’industrie et Jean Studer, alors premier ministre des finances cantonales. Le bilan d’une telle politique est clair : globalement négatif !

Hans-Peter Renk