carles puigdemont

Il y a quelques jours, le 20 mars, Carles Puigdemont – 130e président de la Généralité de Catalogne – s’exprimait aux Geneveys-sur-Coffrane (NE) devant les représentant-e-s de plusieurs partis politiques, dont solidaritéS.

 

Dimanche 25 mars, il a été arrêté à la frontière germano-danoise par la police allemande, agissant en coopération avec les services secrets espagnols.

L’Allemagne se déshonorera-t-elle à nouveau en livrant franco de port Carles Puigdemont au régime néo-franquiste de Madrid ? Y aura-t-il des juges à Berlin pour empêcher cette ignominie ?

Car il existe un précédent tragique, gravé dans la mémoire du peuple catalan : en 1939, après la victoire de Franco sur l’Espagne républicaine, Lluis Companys Jover – président de la Généralité de Catalogne (1934-1939) – se réfugia en France. Un an plus tard, il fut arrêté par la Gestapo [police secrète du régime nazi], extradé en Espagne et traduit devant un conseil de guerre sumarisimo. Il fut condamné à mort et fusillé à la prison de Montjuich (Barcelone), le 15 octobre 1940.

L’histoire se répétera-t-elle ? Dans les geôles espagnoles, la vie de Carles Puigdemont serait-elle garantie ? Peu avant le référendum du 1er octobre 2017, un porte-parole du parti gouvernemental espagnol menaçait Carles Puigdemont de subir le même sort que Lluis Companys Jover…

 

solidaritéS-NE